L’Historique de l’Hôtel Restaurant L’Ecrin

En 1882 douze aubergistes-débitants abreuvaient Grandvillers :

Augustin Boulay, Charles Chipot, François Colin, Jean-Baptiste Chanal, Jean-Joseph Curin, Constant Daraux (également épicier), Victor Didier (Au Cheval Blanc), Veuve Jean-Baptiste Lapoirie, François Naigle (également buraliste), Ferdinand Petitdemange, Julien Spilmann et Valentin Viry.

En 1905 il restait 10 aubergistes à Grandvillers :

Les veuves Neigle et Gerôme, Mrs J.Spilmann, JB Chanal, F.Petitdemange, C.Petitdemange, V.Janel, Villet, C.Conraux et F.Joly.




En 1983, il y avait encore trois établissements qui servaient des boissons: le Café du Pont (tenu par les Sertelet), Le Café de la Poste (Chanal) et l’Hôtel Restaurant du Commerce (G.Balland) 

L‘histoire commence donc à l’aube du XX° siècle, peut-être même fin du XIX°, Félicien et Catherine JOLY tenaient là une épicerie avec vente de boissons à l’intersection des routes de Bruyères, Epinal et Rambervillers, ils étaient assez riches et posssédaient plusieurs maisons dans le voisinage. Leur fille Fernande Joly et son époux Henri Schmidlin, un marchand de bestiaux, reprennent ensuite le commerce et acquièrent en 1920 une licence de débit de boisson , ils ont tenu le café-restaurant pendant un quart de siècle. C’est la guerre et surtout la libération de 1944 qui va mettre fin à leur établissement, les obus et mortiers de 1944 vont détruire en partie le bâtiment (il ne reste que les quatres murs !). Philippe Joly, le frère de Fernande avait hérité de cette maison au décès de son père , il décide de vendre les ruines à Georges Balland en 1950. Les Schmidlin sont partis vivre dans la maison d’en face (Gite des Carulla).

Georges Balland, marié en 1946 à Claudine, tenait un commerce de taxi et vendait également des cycles et motos à proximité (hangar vers la Creuse, maison Morel). Les subventions des « dommages de guerre » vont apporter une aide financière précieuse à la reconstruction du bâtiment réalisée en six mois et en septembre 1950, le restaurant rouvre ses portes au public.

Au début il n’y avait que deux chambres d’hotellerie. En 1964 d’importants travaux (rehaussement du toit, refection de l’immeuble, création d’un étage) permettent d’agrandir le restaurant et de créer sept chambres dans les greniers, le nouveau restaurant s’appelle désormais « Hôtel-Restaurant du Commerce ». Après 35 ans d’activité, les Balland prennent leur retraite à Bruyères et vendent le restaurant en 1985.


Denis Bastien, arrive de la plaine, après avoir été formé à Dompaire, mais aussi à Nancy (Capucin Gourmand), à Paris (Grand Café) et même aux Iles Canaries… et il est plein d’ambitions. Il exploite avec son épouse « Cassou » dès 1985 l’hôtel qui prend rapidement un essor important et devient vite le rendez-vous de nombreux gastronomes. Huit ans après, en 1993, est créé l’hôtel de l’Europe en face, qui rajoute treize chambres aux noms de pays européens, une salle de séminaire, un jardin, un terrain de tennis au complexe touristique.

La réputation, les multiples talents du chef, la rigueur de la patronne vont permettre un développement majeur de l’hôtel. Denis a effectivement plusieurs passions, la « magie » qui lui fera animer certaines soirées avec des tours fabuleux et surtout les jeux radiophoniques et télévisés qui vont le mener en 2011 à la célébrité nationale avec sa participation à l’émission de téléréalité Pékin Express de M6, la route des grands fauves où il sera tellement plébiscité que la chaîne lui demandera une deuxième participation en 2013. La fréquentation de l’hôtel restaurant est alors à son apogée quand Denis Bastien décide d’arrêter en 2009 pour changer de travail et partir à Vittel.


Thierry et Véronique Pugnière reprennent alors le flambeau pendant cinq ans mais malgré un bonne activité, ils connaissent des difficultés financières qui aboutissent à la fermeture du « Commerce » en juillet 2014.

Fin de cette même année, Laetitia Divoux décide de reprendre la maison, elle réalise des travaux de « relookage » importants et l’établissement s’appellera désormais « l’Ecrin ».

A l’aube de sa nouvelle carrière, souhaitons « Bonne Chance » et autant de réussite que le populaire Denis !